Bienvenue !

Bienvenue !
Mesdames et Messieurs, bienvenue sur mon deuxième blog !!!

Il sera entièrement consacré à mes fictions sur le monde de " the Dark Knight " et à d'autres mondes dans lesquels je voyage avec ma Muse dans l'éternité

Et maintenant, mes enfants, place aux Contes !!!!


P.S : oui, le pseudo est des plus bizarres mais comme il existait un Père Castor et qui en plus racontait des histoires, je me suis dit : " MAIS POURQUOI PAS MOI ????? " XD

Donc voilà l'histoire du Père Joker inspiré de sa Muse qui racontait des contes à ses plus fidèles fans...



P.S : ATTENTION !!!!! Etant donné que la fiction a History of Anarchy a un succès qui dépasse mes autres fictions précédentes, elle a un blog qui lui est entièrement dédié. La fiction sera écrite sur ce blog et il y aura en plus des montages exclusifs ^^ par contre, je continuerai la fiction sur ce blog des contes du père joker. A History of Anarchy sera donc sur deux blogs, mais la version sera absolument la même ( c'est juste les images qui peuvent changer et encore XD )
voilà, merci de votre attention
love from the French Joker


voilà la nouvelle adresse : www.a-history-of-anarchy.skyblog.com


P.P.S : encore un autre blog aussi, mais il est uniquement réservé à une prochaine fiction sur Gotham City ( bande-annonce en ligne et fiction en cours d'imagination ^^ ) :
Gotham City the Movie


vous aimez l'anglais et Harley Quinn ? alors cliquez ici

vous aimez l'univers de Harry Potter ?? cliquez donc ici

vous aimez aussi l'univers d'Alice au pays des merveilles ??? cliquez ici

le French Joker ENFIN sur Deviantart !!! cliquez ici

# Posté le samedi 07 mars 2009 11:32

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 07:51

The Magical Joker's Orchestra

Mon premier film-montage sur le Joker !!!!

Laissez des com's, messieurs-dames... ^^

Eh oui, je suis folle de cinéma et j'adore faire des films, d'ailleurs, j'en mettrai d'autre sur ce blog quand je les aurai terminé. J'espère que vous les apprécierez ou sinon... XD

allez, bon film !!!!

# Posté le lundi 16 mars 2009 13:15

Modifié le lundi 16 mars 2009 13:54

Pirates of the Marne

Mon premier court-métrage cinématographique que j'ai filmé, monté, réalisé avec mon groupe de Cinéma Audiovisuel ^^

voilà voilà, il n'est encore en lice pour les oscars mais bon, c'est quand même un film assez sympa à regarder
(enfin, j'espère !!! XD)



voilà, laissez des com's et dites franchement si ça vaut un oscar ou un golden globe MDR

# Posté le mardi 17 mars 2009 13:59

A History of Anarchy : Prologue partie 1

A History of Anarchy : Prologue partie 1
GOTHAM CITY, 11H27, AVRIL 2008.

La rue principale était bombée, des centaines et des centaines de personnes entraient et sortaient des grands buildings. Beaucoup de gens travaillaient, d'autres se promenaient sous le ciel ensoleillé.Un brouhaha permanent se faufilait un peu partout dans la rue : les rugissements du monde du travail, de la jungle urbaine. Un seul bâtiment pourtant ne se sentait pas concerné par les allers et venues de cette masse humaine, un bâtiment qui avait de quoi faire bouger n'importe qui à n'importe quel moment de la journée : la National Gotham Bank. Une des banques les plus puissantes de la ville mais aussi une des plus protégées d'entre elles. Les rumeurs populaires disaient même que le directeur de la National Gotham Bank, un homme froid et avide de pouvoir et d'argent d'une quarantaine d'années nommé Alexander Beckett, avait dans les tiroirs de son bureau de quoi descendre un groupe de 6 membres de la S.W.A.T. Mais jamais il n'avait été inspecté et personne depuis qu'il était à la tête de la National Gotham Bank n'avait pu s'approcher du coffre blindé dans lequel paraît-il se trouveraient des millions de dollars...

Un homme restait debout, immobile sur le trottoir d'en face. Il avait à son épaule un vieux sac en bandouillère bleuâtre et tenait à sa main un masque de clown recouvert de poussière. Il semblait regarder la foule comme un visiteur d'un zoo regardait les bêtes enfermées dans les cages. Personne ne le remarqua ou ne fit attention à lui. Et pourtant, son visage n'était pas le genre de figure qui passait inaperçue. Les autres personnes tout autour étaient tellement occupées qu'elles ne virent même pas qu'il y avait un monstre de foire parmi elles.
Soudain, un vieux breack déboula sur la gauche du mystérieux homme et il y entra après avoir enfilé son masque de clown sur la tête. Il s'assit sur la banquette arrière en jetant son sac à côté de lui et il s'empara d'un magnum qui était posé à ses pieds. Deux autres hommes avec eux-aussi un masque de clown sur leur figure étaient à l'avant de la voiture et chargeaient en même temps leurs armes.
" Brelan d'As, on y va !!! : dit le conducteur au passager avant.
_ Trois types, c'est tout ? : demanda ce dernier.
_ Trois plus deux gars sur les toits, répondit le conducteur qui était visiblement énervé. Cinq parts, c'est déjà beaucoup trop...
_ Six, ajouta le passager avant. Tu oublies celui qui a monté ce coup. Il croit pouvoir toucher sa part du butin sans se salir les mains. Je comprends pourquoi on l'appelle le Joker.
_ Et pourquoi on l'appelle le Joker ? : demanda le conducteur, intrigué.
_ Parce qu'il porte du maquillage.
_ Du maquillage ?
_ Ouais, genre peinture de guerrepour foutre la trouille. "
L'homme sur la banquette arrière ne prononça aucun mot. Il s'occupait à charger son magnum sans pour autant perdre le fil de la conversation de ses deux complices. Enfin ils arrivèrent tous les trois à la National Gotham Bank. Ils garèrent la voiture tranquillement juste en face de la porte d'entrée et en sortirent, des sacs sur les épaules et les armes au poing et entrèrent en courant dans la banque.
Ils tirèrent plusieurs coups de feu dans le plafond pour effrayer les employés qui prenaient lerus jambes à leur cou pour leur échapper. Quelques policiers arrivèrent mais ils furent rapidement maîtrisés par les trois clowns qui les frappèrent et les jetèrent à terre. Le conducteur du breack ne cessait de crier :
" Allez allez, on lève les mains et on baisse la tête !!!!!! J'ai dit : on lève les mains et on baisse la tête !!!!!! "
Il se rua sur un des standardistes et l'attrapa par le col de la chemise et le traîna jusqu'au sol en hurlant :
" Amène-toi mon gros, je viens pour faire un retrait !!!! "
Le passager de la banquette arrière sortait des grenades artisanales de son sac et les attachait aux mains des employés tétanisés qui poussaient des cris plaintifs et tremblaient d'effroi. Le clown conducteur se jeta ensuite sur une secrétaire en la menaçant de son arme. La pauvre femme gémit :
" Non !!!! Pitié !!!!
_ T'as gagné ma poule !!! s'exclama le colwn en l'attrapant elle aussi par le col et en la jetant sur le sol. Maintenant c'est à ton tour de plonger !!!! A terre !!!! Reste à terre, j'ai dit !!!!
_ Non !!! Pitié !!! Ne me faites pas de mal !!!!!! "

Pendant ce temps, non loin de là, une personne arrivait paisiblement, innocement, sans se douter des choses terribles qui étaient en train d'avoir lieu à la banque, une personne si douce, si calme, si pure si innocente que le Mal lui-même aurai pitié d'elle. Une personne si étrangère à toute cette violence que ce braquage à l'allure si banale allait la boulverser à jamais...

# Posté le samedi 07 mars 2009 12:29

Modifié le samedi 04 avril 2009 05:38

A History of Anarchy : Prologue partie 2

A History of Anarchy : Prologue partie 2
Natalie se rendait tranquillement à la National Gotham Bank. Elle avait réussi à quitter un peu plus tôt que d'habitude son travail pour pouvoir aller retirer un peu d'argent à la banque pour faire en fin d'après-midi un petit shopping avec sa petite soeur Roxanne juste à la sortie de l'école. Natalie se dépêchait d'aller faire son retrait. Elle était impatiente de passer l'après-midi avec sa soeur qu'elle aimait tant.
Natalie Anna Barbara Gordon était la fille aînée du célèbre lieutenant de police et chef de l'unité anti-crimes Jim Gordon et de son épouse Barbara. Agée de tout juste 21 ans, elle travaillait en tant qu'avocate dans le plus prestigieux cabinet juridique de tout Gotham depuis quelques mois. Jeune fille aux cheveux chatâins ondulés, à la peau couleur pêche, aux yeux noisette et au sourire ravageur, elle faisait tout simplement un tabac à chacune de ses arrivées dans n'importe quel endroit de la ville, surtout auprès de la gente masculine. Elle était ravissante et personne n'avait osé un jour prétendre le contraire. Même ses adversaires ne pouvaient s'empêcher de faire des compliments sur sa beauté avant chacun de ses procès, tout comme les accusés contre lesquels elle devait lutter. Mais elle ignorait toutes ces avances. Sa seule fierté était sa famille : son père Jim, sa jolie mère Barbara, son petit frère de huit ans Jimmy et sa petite soeur âgée de treize ans nommée Roxanne. Grande admiratrice du travail de son père contre la pègre et la corruption et grande idéaliste démocrate, elle voulait écraser la pègre pour faire revenir la paix et la sécurité à Gotham. La jeune femme était considérée par les citoyens de la ville comme une "sauveuse", celle qui pouvait affronter le crime. Mais comme tous les idéalistes de son genre, elle avait aussi beaucoup d'ennemis, en particulier des membres de la pègre ou des complices à leur service, qui avaient une envie folle de l'éliminer mais qui n'en trouvaient pas la force. En effet, quel homme oserait tuer une femme si attirante, si séduisante, si belle mais aussi dangereuse pour lui ? Sa beauté était son arme face à ses adversaires. Même si elle avait gagné tous ses procès depuis le début de sa courte et jeune carrière, elle restait simple et très ouverte, préférant passer du temps avec sa famille plutôt que d'aller à des soirées jet-set comme la plupart des jeunes femmes de son âge. Elle était très différente des autres filles, et c'était cette différence-là qui allait lui changer la vie ce jour-là.
Natalie arriva à la National Gotham Bank. Elle fut tout d'abord étonnée de ne voir personne sortir du grand bâtiment quand soudain, elle entendit des cris d'effroi, des hurlements et des coups de feu venir de l'intérieur. Surprise et inquiète, elle se demanda si, dans le doute, elle devait prévenir son père qu'il se passait quelque chose dans la banque ou bien si elle devait entrer, vérifier ce qui se passait et ensuite appeler en cas de besoin. Elle choisit néammoins la deuxième proposition et entra avec pudence dans la banque...

# Posté le dimanche 08 mars 2009 05:12

Modifié le samedi 04 avril 2009 05:36

A History of Anarchy : Prologue partie 3

A History of Anarchy : Prologue partie 3
Les clowns faisaient régner la terreur dans la banque. Les employés ne bougeaient plus, l'un des clowns leur mettait des grenades artisanales dans leurs mains tandis que les autres frappaient les résistants tout en menaçant les autres en criant :
" Personne ne bouge !!!! Tout le monde à terre !!!! Plus un geste !!!! "
Le conducteur regardait la salle d'un regard circulaire et marmona à la foule pétrifiée :
" On ne vous demande rien d'autre que de vous accrocher à la vie !! Et on garde son calme... "
Soudain, il se tourna vers la porte d'entrée et vit qu'une jeune et jolie femme venait d'arriver. Elle était vêtue d'un tailleur jupe noir et d'un t-shirt rouge et était d'une très grande beauté. Quand il croisa son regard, elle sursauta et tenta de faire demi tour mais il visa en sa direction et lui lança sur un ton menaçant :
" Mais qu'est-ce qu'elle fait là, la toute belle ? Elle vient pour faire un retrait elle aussi ? On ne quitte pas les lieux tant qu'on est pas passée au guichet, mademoiselle !!!!
_ Allez vous faire foutre !!!! répondit la jeune femme visiblement en colère. Laissez-moi partir !!!
_ Pour que t'appelles les poulets ensuite ??? Non mais tu me prends pour un crétin ma belle ? Tu vas ramener tes belles fesses darre-darre et tu me feras la bise !!! C'est la moindre des politesses, tout de même...
_ Rien à faire, je ne viendrai pas...
_ Tu vas venir vite fait, chérie... Oh oui, tu vas venir !!! "
Il se jeta sur elle et l'attrapa par les cheveux. Elle poussa un cri de douleur qui résonna dans toute la banque et qui glaça d'effroi les otages. Le clown la força à s'agenouiller mais elle résista tout en essayant de canaliser sa douleur. Des larmes commençèrent à lui monter aux yeux. Et le clown en profitait :
" Tu as mal, ma jolie ? Tu veux un câlin miracle pour plus avoir bobo ?
_ Lâchez-moi espèce de salopard !!! rugit-elle en se débattant. Lâchez-moi !!!!
_ Mais c'est qu'elle n'aime pas ça, la petite... marmona le clown en lui caressant de son autre main son beau visage parfait. Tu as peur, peut-être ?
_ De vous, ça m'étonnerait !!!!
_ Oh si, tu vas avoir peur... Si seulement tu savais ce qui t'attendait ma mignonne... "
Il fut interrompu par son complice aux grenades artisanales qui lui tapota le dos avant de lui dire :
" Ecoute, on n'est pas là pour forniquer avec une gonzesse, mais pour le pognon, alors tu lâches deux minutes la nénette, on prend le fric et tu la baises au retour si tu as envie mais pas maintenant, ok ?
_ Tu fais vraiment chier, toi, marmona le clown en jetant la jeune fille à terre. Déjà on vient de chercher en bagnole mais en plus tu me fais la morale à deux balles...
_ On garde toujours le meilleur pour la fin... " : répondit le clown aux grenades en jetant un coup d'oeil à la jeune fille terrorisée.

Natalie n'avait jamais assisté à autant de violence. Elle ne pouvait plus bouger tellement elle avait peur. Ces hommes étaient effrayants et elle ne pouvait les affronter seule. L'un d'entre eux avait essayé de la violenter mais un de ses complices l'en avait empêché. Elle leva les yeux humides et regarda le complice de son agresseur. Elle remarqua qu'il la fixait de ses yeux de bête démente sans même cligner des yeux. Il semblait l'examiner du regard, comme un prédateur regardait sa proie. Elle sentit quelque chose de malsain dans ce regard mais aussi d'étrangement fascinant. Natalie essaya de se relever mais ce dernier lui donna un léger coup de pied dans son ventre pour la forcer à rester à terre et il lui lança d'une voix virile et brusque :
" Reste-là, toi. Couché... "
Natalie lâcha un petit soupir de douleur que le clown entendit et écroula sa tête sur le sol. Il la regarda toujours de ses yeux déments et il lui souffla :
" Sage, ma mignonne. Sage... "
Natalie ne put qu'obéir. Elle était effrayée par tous ces monstres, en particulier celui-là qui la traitait comme une chienne. Il lui tourna alors le dos et fit une sotre de petite ronde à travers les otages comme pour les surveiller, tandis que l'autre clown était parti à l'étage inférieur chercher l'argent. La jeune fille releva de nouveau la tête et lança au clown encore présent :
" Tête de con !!!! Ne faites pas de mal aux gens présents !!!! "
Surpris, le clown se retourna et revint en sa direction. Il sortit de sa poche de veste un petit couteau suisse, en sortit la lame et se rua sur la jeune fille qui n'eut point le temps de crier en lui collant la lame sur la joue.
" Tu veux que je découpe en petits morceaux et que je te fasse manger par un toutout errant, peut-être ????
_ Baissez... baissez votre arme.. : sanglota Natalie en le regardant dans les yeux.
_ Sale petite pute, marmona le clown en glissant sa main gantée dans les beaux cheveux de la jeune femme. T'es encore trop jolie pour mourir. Mais tu es ce qu'il faut pour que je puisse te transformer en bête de foire...
_ Pourquoi vous ne le faites pas alors ?
_ Parce que je ne suis pas là pour ça. Maintenant ta gueule et reste couchée !!! "
Il la poussa en arrière en lui donnant un coup de pied dans sa poitrine. Elle hurla de douleur et lui en ria, faisant demi tour pour continuer sa ronde.
L'autre complice revint, les bras chargés de sacs énormes, sûrement remplis de billets. Il les posa aux pieds du clown et se retourna alors pour regarder Natalie allongée par terre, gémissant de douleur en se tenant la poitrine. Surpris, il se tourna vers son complice et lui demanda :
" Tu lui as fait quoi à la petite ?
_ Rien, un simple coup de pied bien placé et elle arrête de nous faire chier.
_ Pas fort quand même !!!! J'ai bien envie de le ma faire, la gamine !!! Elle est bien bonne.
_ Plus tard, le fric d'abord.
_ Attends, j'en ai pour deux minutes, le temps qu'elle me fasse une petite pipe et on y va. "
Il se dirigea vers elle en ouvrant sa braguette. Natalie hurla d'effroi et courut à quatre pattes à travers la banque pour lui échapper. Le clown riait et la poursuivait, au grand dam de son complice qui l'attendait à côté des sacs. Natalie ne trouvait aucune issue. Essouflée, elle se cachait derrière les bureaux mais rien à y faire, le clown la retrouvait toujours et continuait de la suivre en riant et en se caressant l'entrejambe pour intimider la jeune femme. Natalie n'en pouvait plus. Ses forces commençaient à l'abandonner, et elle sentait que bientôt ce monstre abuserait d'elle. Alors, dans un ultime recours désespéré, elle se jeta aux pieds de l'autre clown qui était resté à côté des sacs pleins de billets et saisit ses jambes dans un profond soupir accompagné de sanglots. Le clown sursauta, supris de l'attitude de Natalie à son égard, mais il ne la repoussa pas. Voyant que son compagnon arrivait en poussant des cris d'animal en chasse, il sortit son arme et la braqua devant lui en lui lançant sur un ton autoritaire :
" Tu touches pas à la fille.
_ Qu'est-ce que tu veux, encore ? répondit l'autre clown. Tu vas jouer le jucticier au service de la veuve et de l'orphelin maintenant ? C'est le boulot de Batman ça !!!!
_ Il n'empêche que tu ne touches pas à la petite. Regarde dans quel état tu la mets, gros con. Elle est terrorisée, la pauvre enfant.
_ Tu la tabasses à moitié et tu me fais la morale ??? D'où tu sors, toi ?
_ J'ai dit que tu ne touches pas à la gamine, point final. On prend le fric et on se casse. Tu la retrouveras après si tu veux pour te la taper mais pas maintenant, c'est pas le moment, ok ? "
Il ne put continuer sa phrase. Un coup de feu partit du fond de la banque, tuant au passage le troisième clown qui était resté à l'arrière de la banque. Le célèbre directeur de la National Gotham Bank arriva, armé d'une carabine de chasse en sortant de son bureau et en se dirigeant vers les deux autres clowns et Natalie. Surprise, la jeune fille poussa un cri de terreur et son protecteur l'attrapa par le bras violemment en se jetant derrière un bureau pour se protéger avec son autre complice qui était en train de remonter sa braguette.Il plaqua sa main sur la bouche de Natalie pour qu'elle reste silencieuse et il lui murmura comme pour la rassurer :
" Chut chut chut, n'aie pas peur jolie petite... Chuuuut, ne bouge pas, reste tranquille... "
Natalie se débattait encore un peu, prise de panique, si bien que le clown la plaqua contre lui pour l'immobiliser. Nataie avait le visage noyé dans la chemise bleue du criminel qui sentait légèrement le renfermé. Il glissa une de ses mains dans la chevelure châtain pour la caresser tendrement afin de la calmer mais la jeuen femme était encore effrayée. L'autre clown se baissa alors et demanda à son complice :
" On fait quoi maintenant ?
_ On attend qu'il soit à court de munitions, il n'y a rien d'autre à faire. "
Alexander Beckett, le directeur de la banque, tirait sans cesse en direction de l'endroit où les deux clowns et Natalie étaient cachés. Il voulait les avoir, leur faire voir qui était le patron ici.
" Non mais vous vous rendez compte à qui vous vous attaquez les mecs ? Tes potes et toi vous êtes morts !!!! : hurla t-il à travers la salle.
_ Il est à sec, pas vrai ? " : demanda le clown à son complice qui tenait Natalie blottie contre lui.
Le complice acquierça d'un signe de tête et alors le clown se leva et tira sur Alexander mais ce dernier retira de nouveau et manqua sa cible. Il voulu recharger son arme mais le deuxième clown se leva brusquement, faisant tomber Natalie au sol et tira sur Alexander, le remplissant de plomb au niveau du ventre. Alexander s'écroula sur le sol sans prononcer le moindre son et Natalie ne put s'empêcher de crier de peur. Les deux clowns regardèrent Alexander tomber lorsque le premier lança à son complice :
" Où as-tu appris à compter, toi ? "
Le clown ne répondit pas. Il se retourna pour regarder Natalie trembler derrière le bureau. Il lâcha un petit rire et rejoignit son complice pour ramener tous les sacs au même endroit. Natalie resta seule. Elle était en transe, elle était envahie par la peur. Elle ne savait que faire, elle était juste venue pour retirer de l'argent pour l'après-midi avec sa soeur Roxanne. Roxanne... Elle se demanda si un jour elle reverrait sa chère petite soeur, vu les évènements qui étaient en train d'avoir lieu. Elle voulut soudain appeler quelqu'un, passer un coup de fil à son père Jim, ou bien à sa soeur pour les prévenir du danger dans lequel elle se trouvait. Elle chercha du regard dans la pièce un portable et soudain, elle en trouva un non loin d'elle, sûrement un des employés qui l'avait perdu par mégarde. Sans éveiller l'attention des clowns, elle s'avança doucement vers le portable, l'attrapa et commença à composer un numéro, celui de sa soeur. Tout à coup, un coup de feu retentit juste à côté d'elle. Elle sursauta en poussant un cri et vit qu'un des deux clowns, celui qui voulait abuser d'elle, l'avait remarquée et lui avait tiré dessus pour l'empêcher d'utiliser le téléphone. Il se dirigea vers elle et lui dit sur un ton menaçant en donnant un coup de pied dans le portable :
" Non mais c'est la fête ma belle ???? Tu te crois chez mémé ou quoi ???? Tu veux appeler les poulets ????
_ Non, je veux appeler ma soeur... : répondit Natalie en l'affrontant du regard.
_ Ta soeur, c'est ça... Et moi je suis mère Theresa !!!! répondit le clown en pointant son arme sur elle. Tu me prends vraiment pour un con, poupée...
_ Je dois appeler ma soeur !!! trancha Natalie en retenant ses larmes. Je dois aller la chercher au collège tout à l'heure, et je voudrais lui dire que je risque d'arriver en retard !!! Je ne veux pas qu'elle s'inquiète de ne pas me voir !!!! Laissez-moi l'appeler...
_ Et puis quoi encore ??? Ta soeur attendra, comme tout le monde, merde !!!!
_ S'il vous plaît, laissez-moi...
_ Tu vas la fermer maintenant ou je te fais des trous dedans !!!
_ Pauvre niais.. " : marmona Natalie.
Elle lui cracha violemment au visage. Surpris et énervé, le clown la gifla de toutes ses forces. Elle s'écroula par terre et lorsqu'il voulut la frapper une deuxième fois, son complice lui retint le bras.
" Navré de t'interrompre, mon cher, mais je ne crois pas que cela soit la bonne solution...
_ Sale chienne !!! jura t-il à l'adresse de Natalie. Tu vas morfler un de ces quatre !!!! "
Il fit demi tour. Natalie était de nouveau seule avec son protecteur. Il l'avait sauvée pour la seconde fois. Il se pencha vers elle et lui demanda :
" Tu vas bien ? "
Natalie ne répondit pas. Elle avait encore trop peur. Alors le clown se retourna, alla rechercher le portable et le lui rendit en disant :
" Tiens, appelle ta soeur. "
Natalie ne bougea pas.
" Appelle-la, ta soeur... insista t-il en lui tendant le portable. Mais tu as deux minutes."
Natalie prit le portable et composa le numéro de sa soeur. Par chance cette dernière décrocha :
" Qui c'est ? : demanda une voix de fillette à l'autre bout du fil.
_ C'est moi, Natie, répondit Natalie la gorge nouée. Je t'appelle d'un autre portable car le n'ai pas le mien sur moi, et pour te dire qu'il... qu'il... qu'il y a du monde au guichet, je risque d'arriver en retard pour venir te chercher tout à l'heure...
_ Natie ? Tu as l'air triste, qu'est-ce qu'il y a ?
_ Rien rien, ne t'en fais pas... Je vais bien. Tu m'attendras au bus, d'accord Roxie ? Je viendrai en taxi, ça ira plus vite.
_ D'accord Natie !! Désolée, je dois raccrocher, la récré est finie... Bisous !!! A tout à l'heure Natie !!!!!
_ A tout à l'heure ma chérie... "
Elle raccrocha. Le clown la regardait toujours. Il avait l'air ému de la scène. Il posa sa main sur l'épaule de la jeune fille et lui dit :
" Tu es une bonne grande soeur. Ta petite frangine doit être contente de t'avoir. "
Natalie trembla de nouveau lors de ce contact physique avec lui mais elle se contenta de lui répondre :
" Merci... pour le portable. "
L'autre clown arriva. Il avait fini d'empiler les sacs et appela son complice qui le suivit. Il lui montra les sacs en disant :
" Cela fait un paquet de fric, si le Joker avait été si malin, il nous aurait fait prendre une voiture plus grande. "
Il leva alors son arme vers l'autre clown et lui dit d'une voix glaciale :
" Je te parie que le Joker t'a demandé de me tuer une fois le boulot terminé.
_ Non, non, non, répondit le clown en regardant sa montre. Moi je tue le chauffeur du bus.
_ Le chauffeur de bus ? s'étrangla le clown en voyant son complice reculer. Quel chauffeur de bus ???? "
Un bus arriva et brisa la baie vitrée de l'entrée de la bnaque en écrasant le clown au passage. Natalie hurla de nouveau et l'autre clown regarda le corps de son ancien complice giser par terre. Un autre clown sortit du bus en disant :
" L'école est finie !!!! On rentre à la maison !!! Aucune chance qu'il s'en remette, pas vrai ? "
Il attrapa les sacs d'argent que l'autre clown lui lançait et il lui fit remarquer :
" Cela fait un paquet de pognon... et les autres où sont-ils ?? "
Il se prit une rafale de balle en pleine poitrine. Le seul clown qui restait venait de tuer son dernier complice. Il se dirigea non loin de Natalie pour récupérer le dernier sac lorsque soudain Alexander, qui était encore conscient, l'appela :
" Tu te crois malin, hein ? Le type qui vous a engagés te réserve le même sort qu'aux autres... Dans le temps les criminels avaient une certaine éthique : honneur !!! Respect !!!! Regarde-toi, en quoi est-ce que tu crois, hein ? En quoi est-ce que tu crois ????
_ Je crois que tout ce qui ne nous tue pas ne fait que simplement nous rendre plus... bizarre... " : répondit le clown en lui enfonçant une grenade dans la bouche et en retirant son masque.
Natalie hurla de terreur en voyant le visage de son protecteur. Il avait un maquillage blanc bavant étalé sur l'ensemble de sa figure, les yeux de démons maquillées de noir et une espèce de grand sourire au maquillage rouge sur sa bouche qui semblait couvrir d'énormes cicatrices aux commissures de ses lèvres. Ses cheveux bouclés étaient très sales, comme ses dents qui étaient jaunes de tartre. Il était monstrueux. Elle crut qu'elle allait vomir. Vomir de dégoût. Il se releva et voulut partir quand il se tourna vers elle une dernière fois, alla en sa direction et s'accroupit devant elle, face à elle. Natalie ne voulut pas le regarder. Elle était trop écoeurée. Mais il la força à relever sa tête et leurs yeux se croisèrent. Natalie ne put s'empêcher de glousser de dégoût. Le monstre ria de son effet sur la jeune fille et lui dit :
" Tu es nerveuse ? C'est les cicatrices, peut-être ? Tu veux savoir d'où elles viennent ?
_ Non, non, non... marmona Natalie en tremblant. Laissez-moi, laissez-moi... Je n'ai rien fait...
_ Tu es si mignonne quand tu as peur, ma petite, répondit-il en lui caressant la joue tendrement et en se léchant les lèvres. Tiens, si tu veux me rappeler un jour, je te laisse... ma carte. "
Il sortit de sa veste une carte de Joker et plaqua Natalie sur le sol pour la lui glisser dans sa paire de bas. La jeuen femme se débattit de toutes ses forces mais il la bloquait fermement, lui baissa son bas de soie et y mit sa carte avant de le remonter et de lâcher la jeune fille en pleurs. Il ria de nouveau et lui lança :
" Tu aurais préféré que je te la mette dans ta culotte, peut-être ? Petite sainte nitouche, tu me plais de plus en plus...
_ Pauvre con... souffla Natalie en posant sa main sur sa cuisse pour vérifier s'il ne lui avait rien mis d'autre. Un jour, je vous tuerai. "
Il répondit par un rire et s'en alla en montant dans le bus et il démarra, laissant la malheureuse jeune fille par terre, au milieu de la banque, entourée de cadavres et de mourants. Elle lâcha enfin ses larmes. Elle ne pouvait plus se retenir. Elle venait de passer la journée la plus horrible de son existence. Elle venait de rencontrer le Joker...

# Posté le dimanche 08 mars 2009 05:13

Modifié le samedi 30 mai 2009 12:13

A History of Anarchy : Chapitre 1 partie 1

A History of Anarchy : Chapitre 1 partie 1
Dans la soirée.

Tout le monde était sur pied au commissariat. L'annonce de l'attaque de la banque par une bande de clowns psychopathes venait d'être faite. Quelques policiers étaient restés au commissariat pour enregistrer les appels à témoins téléphoniques qui ne cessaient de passer depuis plusieurs heures. Wurtz, le gros policier bourru et macho de service, gros comme un tonneau de Kronembourg et lent comme un paresseux accroché à sa branche, s'amusait à faire un morpion tout seul à son bureau. Las de son métier sans avenir et de faire toujours la même chose, il devait trouver la personne qui jouait Batman toutes les nuits et il en avait plus qu'assez. Alors qu'il gribouillait quelque chose sur son calepin, le sergent Ana Ramirez, une des rares femmes à travailler dans la police, arriva non loin de lui. Deux tasses de cafés bien chauds dans les mains, elle lança un sourire moqueur à Wurtz et lui dit en riant :
" Alors Wurtz ? Il paraît que vous êtes sur la piste du Batman ?
_ L'enquête ne fait que progresser... " : marmona t-il en l'ignorant et en jetant une boulette de papier sur son mur sur lesquel il avait mis les photos des suspects potentiels pour Batman : on pouvait trouver le Yéti, Icare, et d'autres personnages insolites. Ramirez se retint de rire davantage et monta à l'étage de l'U.A.C, le bâtiment de la brigade anti-crime de Gotham.

Jim Gordon avait allumé le rétroprojecteur représentant le symbole de Batman et le regardait paisiblement. Les bras croisés, il semblait calme et serein, comme s'il attendait quelque chose ou quelqu'un. Ramirez le remarqua et alla à sa rencontre. Quand elle fut à côté de lui, elle lui tendit une des tasses de café et lui murmura d'un ton accusateur :
" Vous oubliez que vous êtes marié, lieutenant ?
_ Je croyais que vous vous occupiez de votre mère inspecteur ? : répondit Jim en voulant changer de sujet.
_ J'ai dû la ramener à l'hôpital... : dit Ramirez en soupirant.
_ Je suis désolé... : dit Jim, gêné.
_ Et votre fille Natalie ? demanda Ramirez. Comment va t-elle ? On parle beaucoup d'elle en ce moment.
_ Ah la la, les tabloïds n'ont pas fini de la poursuivre, ria Jim en buvant son café. Elle est littéralement pouchassée par les journalistes... Elle a même dit une fois au patron du Gotham News que s'il y avait une seule photo d'elle toute nue sur la plage, elle intenterait un procès pour attentat à la vie privée parce qu'il y a aucune loi qui interdit aux citoyens de Gotham d'être nus à la plage...
_ Vraiment, elle a beaucoup de cran pour son âge... 21 ans et déjà avocate... Vous devez être fier d'elle !!!
_ Comme tout père est fier de ses enfants... répondit Jim avec un grand sourire. Le seul souci c'est qu'elle a l'âge.
_ L'âge de quoi, lieutenant ?
_ Disons, l'âge de partir, de suivre un autre homme que son père adoré... Un homme qui la comblera, qui lui donnera des enfants... Un homme quoi.
_ C'est normal, à cet âge en plus... Elle a trouvé quelqu'un déjà ?
_ Si c'était le cas, People l'aurait déjà annoncé à sa une...
_ Elle préfère rester invisible... Et Batman ? Toujours invisible lui aussi ?
_ Je veux rappeler à tout qu'il est présent, qu'il veille sur nous tous...
_ Pourquoi ne viendrait-il pas ?
_ Espérons... qu'il est débordé... "
Il fut interrompu par une jeune recrue qui arriva en courant, un portable à la main. Il était essouflé et il s'écroula à moitié aux pieds de Jim. Surpris, ce dernier en fit tomber sa tasse à café et lui demanda :
" Il y a un marathon de prévu à Gotham prochainement ou il s'est passé quelque chose, fiston ?
_ Non lieutenant, répondit la recrue en sueur... C'est au sujet de l'attaque de la banque... de ce matin.
_ J'ai dit que je partirai dès que l'équipe médicale aura quitté les lieux, or, ils doivent m'appeler pour me donner le feu vert et je...
_ C'est... c'est votre fille, lieutenant... C'est.. Natalie...
_ Natie ? s'étrangla Jim. Que se passe t-il, fiston ?????
_ Elle... Elle était là lors de l'attaque de la banque... Elle... elle... Elle a tout vu, tout vécu... Elle a vu les criminels et leur chef...
_ Mon dieu !!! cria Jim. Où est-elle ????????
_ A la banque encore, répondit la recrue. Elle fait un portrait robot du Joker... "

Dans un vieux parking de Gotham, un gros Hummer noir se gara non loin d'une vieille camionnette blanche. Un homme d'origine Latine, habillé de marron avec un collier en dent de requin et entouré de 4 personnes armées sortit du Hummer et pencha la tête vers le dehors pour regarder le ciel. Le symbole de Batman brillait dans la nuit noire. Il lâcha un petit rire moqueur et se dirigea vers le coffre de sa voiture qu'on avait ouvert. Deux énormes rotweilers étaient assis dans le coffre, aboyant furieusement.
" C'est pour ça qu'on amène les chiens, marmona t-il en attrapant la tête d'un de ses gros molosses pour la caresser. Mes petits Princes..."
Deux de ses hommes de mains sortirent un jeune homme hurlant d'une autre voiture et le jetèrent à terre. Le malheureux criait des phrases incompréhensibles et gigotait dans tous les sens. D'autres hommes sortirent de la camionnette blanche, armés de mitraillettes, et alors le Latino cria :
" Regarde ce que ta drogue fait à mes clients !!!!!
_ A l'acheteur d'être vigilant, répondit une voix maléfique d'un homme sui sortit de la camionnette, le visage couvert par un vieux tissu semblable à la texture d'un épouvantail. Je t'avais dit que ma nouvelle composition faisait voyager mais par forcément que les endroits visités étaient appréciés...
_ Pour vendre marchandise, il faut garder bons clients... répliqua le Latino en se forçant à sourire de politesse. C'est pas en les chamboulant comme ça que eux acheter cam...
_ Si tu n'es pas content de ce que j'ai à te vendre alors change de fournisseur !!! coupa l'homme épouvantail furieux. A supposer que Batman ait daigné en laisser en liberté... Ou qu'ils sont tous tombés sous le discours de la petite avocate Gordon au tribunal...
_ C'est une gamine !!! s'exclama le Latino en riant. Faut pas avoir peur d'une fifille...
_ Une fifille qui a déjà envoyé une vingtaine de parrains de la mafia derrière les barreaux !!!! trancha l'épouvantail vivant. Il faut l'éliminer au plus vite avant que nous y finissons, nous aussi !!!!
_ Peur d'une petite fille toute mignonne, toute belle ?
_ Elle est dangereuse...
_ Allons, tout les mâles d'ici rêveraient de l'avoir dans leur lit !!!! Si tu la tues, pfiiiiou ! Tout le monde voudra tuer toi !!!
_ Et l'honneur ? Qu'en fais-tu ? Tu le salirais pour une avocate sexy de seconde zone ? "
Il ne put continuer sa phrase. Les chiens se mirent à grogner et à aboyer en sa présence. Le Latino les regarda puis dit tout fort avec un grand sourire :
" Mes chiens ont le ventre... vide !!!!!! "
Il vit une ombre mystérieuse juste à côté de la camionnette blanche, une ombre semblable à une grande chauve-souris. Il ricana et lança à l'ombre :
" Dommage que toi être venu tout seul... "
Soudain, une autre ombre sortit de derrière une voiture et se mit à tirer avec une arme à feu sur une voiture non loin du Hummer noir. Tout le monde paniqua et se rua vers leur voiture respective en sortant leurs armes pour tirer sur les gêneurs. Le Latino lança à ses hommes de main :
" Lâchez les chiens !!! "
Les molosses libérés se jetèrent sur le malheureux faux-justicier et lui empoignèrent le bras de leurs crocs. L'homme épouvantail se fit attaquer par un autre faux-justicier mais il lui envoya du gaz dans les yeux, le projetant à terre dans un immense hurlement de douleur. Puis soudain, comme par enchantement, la Batmobile déboula dans le parking et se gara juste devant eux avant d'envoyer des rafales de feu un peu partout dans le parking. Le Latino s'échappa à bord de son Hummer mais l'homme épouvantail venait à peine de monter dans sa camionnette lorsque soudain, Batman en personne arriva.
Il maîtrisa ses imitateurs un à un, délivra celui qui se faisait dévoré à moitié par les molosses et lorsqu'il voulut ramasser une arme, un des chiens le mordit au bras, le faisant crier de douleur. Il réussit néammoins à envoyer la bête dans un coin du parking et s'aggripa à la camionnette de l'épouvantail. En voyant son ennemi le poursuivre, l'épouvantail tourna un violent coup de volant vers sa gauche et l'envoya dans le mur, le faisant tomber à terre. Batman se releva lentement, engourdi par sa chute et se dirigea vers le noyau central du parking pour regarder s'éloigner sous lui la camionnette de l'épouvantail et monta sur le rebord de la barrière métallique, sous les yeux ébahis de ses copieurs admirateurs et se jeta dans le vide, atterrisant sur le toit de la camionnette en brisant en même temps toutes les vitres du véhicule. L'homme épouvantail avait raté sa fuite.

Batman regarda ses prisonniers qu'il avait solidement ligotés et retira le masque de l'homme épouvantail. Le docteur Crane lui adressa un sourire provocateur sans lui adresser un seul mot. Batman lui lança un regard noir puis dit à ses imitateurs qu'il avait aussi attachés :
" Et surtout, que je ne vous revoie plus !!!!!
_ On voulait simplement vous aider !!!!! : répondit l'un d'entre eux désespéré.
_ Je n'ai pas besoin d'aide !!! : coupa Batman en montant dans sa Batmobile.
_ Un mauvais diagnostic... : ricana Crane.
_ De quel droit vous vous permettez de faire ça ???? demanda l'imitateur en crachant des postillons. Qu'est-ce qui fait la différence entre vous et moi ????
_ Je ne porte pas de protège-tibias !!!!! " : répondit Batman en faisant démarrer la Batmobile et en s'éloignant d'eux.

# Posté le mardi 10 mars 2009 02:02

Modifié le mercredi 08 avril 2009 04:05

A History of Anarchy : Chapitre 1 partie 2

A History of Anarchy : Chapitre 1 partie 2
Jim arriva en courant à la National Gotham Bank. Encerclé par les journalistes qui hurlaient pour avoir un scoop, il se dépêcha d'entrer dans le bâtiment en évitant le plus possible les questions pesantes et sans aucun intérêt. Ramirez le suivait de près. Elle savait qu'il ne voulait que voir sa pauvre fille Natalie, victime de l'attaque de la banque, et qu'il se fichait totalement du reste. Un père modèle, voilà ce qu'était Jim. Un père dont devraient s'inspirer les hommes des temps modernes. Un vrai père.
Ramirez sortit de sa poche de veste une enveloppe marron et la tendit à Jim pour qu'il la prenne.
" Il tient vraiment à montrer son visage... " : dit-elle d'un ton grave.
Jim prit l'enveloppe et l'ouvrit. Le contenu était une photo faite avec la caméra de surveillance de la banque. Dessus, on pouvait voir un homme d'une trenraine d'années environ, avec des cheveux très sales, gras et ondulés, vêtu d'un vieux costume bleu nuit et d'une chemise bleu ciel avec un maquillage de clown bavant qui coulait sur son visage. Il avait d'énormes cicatrices aux commissures de ses lèvres. Il était immonde. Jim en fut écoeuré.
" Qu'est-ce qu'il cache sous ce maquillage ? " : marmona t-il à l'adresse de Ramirez comme si elle détenait la réponse.
Soudain, un infirmier sortit du coffre blindé, suivi de deux autres personnes. En le voyant, Jim se jeta sur lui et lui demanda :
" Ma fille !!!! Où est Natalie ???? Répondez-moi, je vous en supplie !!!!
_ Elle va bien, ne vous inquiétez pas lieutenant, répondit l'infirmier en posant ses mains sur les épaules du pauvre père inquiet. Elle n'a pas de blessures particulières, elle est juste encore un peu sous le choc de son agression.
_ Son agression ??? s'étrangla Jim. Quelle agression ?????
_ Elle aurait été malmenée par le Joker, paraît-il, mais rien de grave. Juste un coup de pied dans la poitrine. Elle s'en remettra.
_ En effet, un coup de pied dans la poitrine, pour une femme, ce n'est pas grave du tout ! : s'exclama Jim énervé par l'attitude de l'infirmier.
_ Lieutenant, j'ai d'autres choses à faire que de jouer au docteur avec votre fille, même si c'est une personne ravissante !!!! Je suis marié, mon cher, et je ne veux pas mettre mon couple en péril à cause de la perfection de votre Natalie !!!!
_ Alors vous la laissez dans l'état qu'elle est, c'est ça ? Merci monsieur, vous êtes d'une amabilité exemplaire !!!!! "
Jim poussa l'infirmier pour entrer dans le coffre blindé. Natalie était assise sur une table mobile, le visage pâle et les yeux rouges comme si elle avait pleuré. Elle tremblait encore mais elle leva la tête et vit enfin son père qui venait d'arriver.
" Natalie !!! s'écria Jim en se jetant sur elle pour la serrer dans ses bras. Mon dieu Natalie, tu vas bien ?
_ Oh papa !!! gloussa Natalie dans les bras de son père. Papa, j'ai eu si peur...
_ C'est bon, Natalie, c'est bon, c'est fini... Les clowns sont morts, tu n'as plus rien à...
_ Non !!!! coupa Natalie. Non !!!!! Ils ne sont pas tous morts !!!! Lui est encore vivant !!!!!!
_ Qui ça lui ? demanda Jim, inquiet. De qui parles-tu ?
_ La bête de foire, là... Le monstre...
_ Lequel ?
_ Avec son horrible maquillage, sa tête de fou furieux, sale comme je ne sais pas quoi et qui puait le renfermé... Mon dieu, et ses cicatrices... ses cicatrices...
_ C'est lui ? : demanda Jim en lui montrant la photo.
_ Oh, la pourriture... marmona Natalie les yeux brillant de larmes. Quel ordure, ce type... Qu'il est écoeurant... Je le hais... Le pire c'est qu'il m'a sauvée plusieurs fois la vie, ce déchet humain...
_ Comment ça ?
_ Il... Il... Un de ses complices voulait me violer, mais il l'en a empêché deux fois... Il disait : " le fric d'abord, tu te feras la petite plus tard !!! ". Mon dieu c'était affreux... Son regard de fauve me hante encore, je ne sais plus quoi penser...
_ S'est-il passé autre chose ?
_ Il m'a laissée appeler Roxanne pour lui dire que je risquais d'arriver en retard pour venir la chercher cet après-midi... Il m'a laissée... Il me regardait sans cesse, comme un enfant regarderait un jouet dans une vitrine. Il me gardait près de lui quand le directeur de la banque les a attaqués... Il essayait de me calmer, il me murmurait de me taire et me caressait les cheveux pour que je reste tranquille... Le pire, c'est quand il a enlevé son masque. J'ai cru vivre un cauchemar... Il était si affreux, je ne savais plus quoi faire... Il m'a laissé une carte de visite, je crois, un truc dans le genre qu'il a mis dans mon bas... "
Elle sortit de sa poche la carte de Joker que le clown lui avait laissée. Jim resta stupéfait. Une carte du Joker. La marque de fabrique du redoutable Joker. Sa fille l'avait vu et elle était tout près de lui... Il n'en revenait toujours pas.
" Tu n'as plus rien à craindre, maintenant. Tu vas rentrer à la maison et te reposer.
_ Je ne peux pas, je dois assisster au procès de Salvatore Maroni demain matin, répondit Natalie en séchant ses larmes. Harvey Dent m'a demandée de prendre la partie civile... Je dois rester au cabinet ce soir, je suis désolée...
_ Tu es vraiment obligée d'y aller ?
_ Je ne veux pas voir Maroni sortir du tribunal sans une paire de menottes aux poignets, papa. "
Elle ne put terminer sa phrase. Juste derrière Ramirez, Batman venait d'arriver. En le voyant, Jim fit signe à Ramirez de faire patienter les autres membres de la police et elle partit de ce pas. Jim montra la photo du Joker à Batman.
" Encore lui ? : demanda ce dernier. Qui sont les autres.
_ Une bande de minables, répondit Jim en reposant la photo et en déposant un baiser paternel sur le front de Natalie pour la calmer. Natalie les a vus. Elle était là lors de l'attaque.
_ Vous allez bien Natalie ? : demanda Batman à la jeune fille.
_ On va dire ça comme ça. : répondit-elle en se forçant à sourire.
_ Je suis désolé pour vous, dit Batman en posant une de ses mains sur son épaule. Je sais que cela a du être difficile pour vous. Je suis de tout coeur avec vous, Natalie.
_ Merci, monsieur, répondit-elle. J'espère seulement que toute cette histoire se terminera.
_ Ce sont les billets marqués que je vous avais laissés. : dit Batman à Jim en montrant un paquet de billets posé à côté de Natalie.
_ Mes agents s'en servent pour payer leurs vendeurs, répondit Jim. Ce qui fait 5 banques en tout localisées dans tout Gotham. Cette banque était un autre dépôt de la pègre.
_ Il est temps d'intervenir. : dit Batman.
_ Dans ce cas, il faudrait frapper les 5 banques simultanément, c'est à dire équipe du soir, S.W.A.T... Et que fait-on de.. ce Joker ?
_ Un homme seul ou toute la pègre, il peut attendre.
_ Quand le nouveau proc saura ça, il voudra s'y mêler. Hein Natalie ? Toi qui le connaît bien...
_ Et comment... : répondit-elle avec un sourire.
_ Vous lui faites confiance ? : demanda Batman.
_ Je ne vous le fais pas dire, dit Jim en reprenant les billets marqués. Il paraît qu'il est aussi obstiné que vous... "
Quand il se retourna, Batman avait disparu. Il restait seul avec Natalie. Elle lui adressa un petit sourire et lui dit :
" Toujours pareil, le Batman. Il ne changera donc jamais...
_ Et toi ? Tu changeras un jour, peut-être ? : ricana Jim en la faisant descendre de la table.
_ Seulement quand cela sera nécessaire, répondit-elle. En attendant, je dois préparer ma plaidoirie pour demain. J'ai un parrain de la pègre à mettre derrière les barreaux, moi... "

# Posté le mardi 10 mars 2009 02:03

Modifié le jeudi 09 avril 2009 11:04

A History of Anarchy : Chapitre 1 partie 3

A History of Anarchy : Chapitre 1 partie 3
Le lendemain matin, vers 10h39.

Natalie et Rachel Daws, la juriste et fiancée de Harvey Dent, attendaient Harvey dans le tribunal. Les deux jeunes femmes commençaient à s'inquiéter de l'absence du procureur, si bien que pour passer le temps, elles avaient entamé une partie de morpion sur une feuille vierge. Rachel levait les yeux pour voir si son petit ami arrivait toutes les 5 minutes et Natalie essayait de le joindre sur son portable depuis plus d'une heure. Ne le voyant toujours pas arriver, Rachel soupira et dit à son amie :
" J'espère que Harvey va bien...
_ Ne t'inquiète pas, répondit Natalie avec un sourire. Il va venir, il doit être bloqué dans les embouiteillages s'il a pris un taxi...
_ En tout cas, il va m'entendre !!! dit Rachel. Arriver en retard au procès de Salvatore Maroni, il faut le faire, quand même !!!!
_ Laisse tomber, Rachel... Il ne va pas s'envoler le Maroni. Ou alors c'est qu'on est vraiment des poissards...
_ Tiens, à propos de poissards, Maroni n'arrête pas de te regarder depuis 10 minutes, au moins.
_ Non ? Il n'ose quand même pas, cet enculé ? : marmona Natalie.
_ Oh que si, et tu as l'air de lui plaire... "
Natalie se retourna brusquement. Salvatore Maroni, le redoutable parrain de la mafia Italienne à Gotham, était assis de l'autre côté du tribunal. Se balançant sur sa chaise, il fixait de ses yeux gris profonds la jeune avocate. Il ressera sa cravate bleu ciel lorsqu'il vit que Natalie le regardait, remit en place sa veste beige et lui adressa un sourire particulièrement séduisant qui aurait fait fondre de plaisir n'importe quelle femme. Sauf Natalie. Elle n'était pas du tout comme les autres femmes. Elle fut énervée de l'attitude de Maroni et ne put s'empêcher de lui dire :
" Qu'est-ce que j'ai ? Une feuille dans les cheveux ??? Un bouton sur le nez ?????
_ Non, vous êtes magnifique, maître Gordon, lui répondit-il en lui faisant un clin d'oeil provocateur. C'est la première fois que je vais au tribunal mais que j'y prends plaisir... Grâce à vous, maître.
_ Vous savez, on me le dit si souvent que je suis belle que cela ne me fait plus aucun effet. : répliqua Natalie.
_ Peut-être, mais est-ce que ceux qui vous le disent rendent réellement hommage à votre beauté, maître Gordon ? Un homme serait-il favorisé d'avoir votre coeur entre ses mains ou bien vous vous laissez désirer ?
_ Vu les gars de votre genre, Maroni, je préfère être seule.
_ Quel dommage, je suis sûr que vous serez enchantée de m'avoir dans votre lit. Et je le serais de même.
_ Vous savez, Maroni, dans mon lit, je n'y invite que ceux qui le méritent vraiment, et, pour vous faire saliver davantage, j'adore dormir toute nue !!!!!!
_ Aaaaaaaah, vous êtes une femme délicieuse !!! ria Maroni en passant légèrement sa langue avec sensualité sur ses lèvres. Si vous ne savez pas quoi faire le dimanche, venez à ma boîte de nuit, et je vous accueillerai à bras et lit ouverts !!!!
_ Vous n'êtes qu'un muffle !!!! rugit Natalie en se levant, retenue par Rachel qui la suppliait de se rasseoir. Je me demande ce qui me retient de vous... "
Elle fut interrompue par le bruit d'une porte qui s'ouvre et par le son d'un pas régulier. Harvey Dent venait d'arriver. Il sourit à l'assemblée et dit d'une voix sereine :
" Désolé d'être en retard, les amis !!!
_ Où étais-tu ???? : demanda Rachel énervée.
_ Tu avais peur de plaidoyer seule avec Natalie ? : répondit Harvey en la taquinant.
_ Natalie t'a laissé au moins 15 messages !!!! dit Rachel. Et depuis tout à l'heure Maroni nous nargue, en particulier Natalie qui comme tu peux le voir allait lui flanquer une correction.
_ Tu aurais pû arriver un peu plus tard !!! marmona Natalie à Harvey. J'aurais pû lui mettre mon poing dans sa sale gueule de Dom Juan !!!!
_ Vous auriez pu vous débouiller sans moi, tout de même ? : dit Harvey.
_ Harvey, je connais ce procès sur le bout des doigts... : répondit Rachel en sortant ses feuilles de discours.
_ Et moi je veux en finir avec toute cette histoire, soupira Natalie. Vivement que je fasse ma plaidoirie et que j'enfonce ce misérable dans la terre avec mes pieds !!!!
_ Très bien les filles, dit Harvey en sortant une pièce de monnaie de sa poche. Pile, c'est l'une de vous deux qui y va, face, c'est moi qui fonce.
_ Toi, tu te servirais d'une pièce pour prendre une décision ? : ricana Rachel.
_ C'était la pièce fétiche de mon père, répondit Harvey en souriant. C'est grâce à elle que j'ai obtenu notre premier rendez-vous...
_ Jamais tu n'aurais confié ce genre de choses au hasard, Harvey... : soupira Rachel en voyant Natalie pouffer de rire à côté d'elle.
_ Non, je suis maître de ma chance. " : dit Harvey en montrant le côté face de sa pièce qui venait de retomber sur sa main.
Puis le jusge arriva. Tout le monde dans la salle se leva, y compris Maroni qui avait enfin lâché Natalie du regard. Il se tourna vers Harvey et lui demanda :
" Je croyais que le boulot d'un proc, c'était de jouer au golf avec le maire ?
_ Le coup d'envoi est à 13h30, ça me laisse le temps de vous filer perpet', Maroni... " : répondit Harvey fièrement.
Harvey faisait son discours devant le juge et le jury. Natalie et Rachel l'écoutaient calmement sans le quitter des yeux. Natalie aimait beaucoup Rachel et Harvey. Elle connaissait Rachel depuis plusieurs années et les deux jeunes femmes s'entendaient à merveille. Elles passaient des fois des heures et des heures ensemble dans le cabinet juridique à surfer sur internet ou bien à parler shopping et amour. Comme deux vraies amies. Harvey était un homme sympathique et très sérieux qui faisait admirablement son boulot de procureur. Natalie était contente pour Rachel qu'elle ait trouvé un homme comme Harvey, même si parfois elle se sentait un peu seule en les voyant s'aimer au jour le jour, comme si leur amour n'aurait jamais de fin. Elle savait qu'elle était difficile en matière d'amour, qu'elle voulait un vrai homme capable de traverser les monts et les mers pour la retrouver, même si elle savait qu'au fond, ce genre d'homme n'existait plus.
Harvey parlait au témoin. Il lui demandait calmement si il y avait, dans la salle, l'homme qui avait pris la tête de la famille criminelle Falcone, et que s'il était présent, qu'il fallait le désigner. Le témoin lâcha un petit rire léger et répondit à Harvey :
" Très bien, vous avez gagné... C'était moi !!! "
La salle entière hurla de rire. Harvey était en train de se faire humilier. Rachel sursauta à l'annonce du témoin et Natalie chercha dans ses affaires le papier officiel des accusations du témoin qu'elle donna à Harvey qui était furieux.
" Vous avez déclaré et signé sous serment que Salvatore Maroni était le nouveau chef de la famille criminelle Falcone !!! : rugit Harvey.
_ Maroni ? ria le témoin. C'est un bouc émissaire !!!! C'est moi le vrai cerveau de l'organisation !!! "
Un nouveau rire dans la salle. Harvey se tourna vers le juge et lui dit :
" Permettez-moi de mettre le témoin comme suspect hostile...
_ Hostile ??? ricana le témoin. Et ça, c'est pas hostile peut-être ???? "
Il sortit de sa veste un calibre 27 qu'il braqua sur Harvey mais lorsqu'il voulut tirer, aucune balle n'en sortit et Harvey le frappa violemment au visage, le clouant au sol. Natalie et Rachel poussèrent un cri de surprise accompagnées par la foule et des policiers se jetèrent sur le témoin pour le menotter et l'emmener avec eux. Harvey prit l'arme et l'amena à Maroni en disant :
" Fibre de carbone, Calibre 27, fabriqué en Chine... Pour tuer un fonctionnaire de l'Etat, Maroni, achetez américain.
_ Emmenez le témoin !!!! : dit le juge.
_ Mais, je n'ai pas encore fini... : répondit Harvey qui fit hruler de rire la salle entière dans un tonerre d'applaudissements.
_ Oui oui, dit Maroni. Il n'a pas fini... Laissez donc cette honorable et charmante maître Gordon faire son plaidoyer...
_ Avec joie, Monsieur Maroni, marmona Natalie en se levant et en se dirigeant vers lui. La famille Peters sera heureuse d'apprendre que vous allez finir sous les verrous pour avoir tué leur fils Michael âgé de 17 ans, mort des suites d'une overdose dûe à votre marchandise illicite !!!
_ C'est pas ma faute si les gamins aiment bien se shooter la gueule de nos jours, maître, dit Maroni en lui souriant. Et puis qui vous dit que c'est de moi qu'elle vient cette drogue ?
_ Des témoins qui ont préféré garder l'anonymat ont déclaré sous sermennt vous avoir vu en compagnie de plusieurs dealers connus de la région, dont le fournisseur du jeune Michael Peters... De plus, d'autres personnes vous ont vu...
_ Vu le témoin précédent, je ne donne pas cher pour les vôtres... : répondit Maroni en riant.
_ Voulez-vous m'intimider, Monsieur Maroni ???? : s'exclama Natalie en lui jetant un regard noir.
_ Non, je vous provoque, maître Gordon...
_ Ah, vous me provoquez ????? ricana Natalie. Et bien non Monsieur Maroni !! ça c'est provocant !!! "
Elle se plaça devant lui et souleva sa jupe, dévoilant à la salle entière son porte-jaretelles de dentelle noire, ses bas de soie noirs et ses jambes de déesse. Tout le monde hurla de stupeur en voyant la scène et Maroni ne put s'empêcher de glousser de surprise. Il était étonné de la réaction de Natalie et de son geste. Mais il en était en même temps excité. Il posa discrètement sa main sur son entre-cuisses et se lécha légèrement les lèvres. Quelle femme ! se dit-il. Elle est vraiment parfaite...
" Voilà ce qu'est la provocation, monsieur Maroni !!! ajouta Natalie en rebaissant sa jupe. Vous avez encore beaucoup à apprendre.
_ En tout cas, je sais maintenant que vous êtes encore plus belle sous votre jupe, maître, répondit Maroni. J'ai hâte de revenir au tribunal !!!! "

La salle se vida de ses occupants. Maroni n'avait pas été jugé à cause de l'affaire du témoin, et il avait retrouvé sa liberté, au grand dam d'Harvey, Rachel et Natalie. Harvey se tourna vers Natalie et lui demanda :
" Tu voulais aérer ta lingerie tout à l'heure ou tu as tout simplement pété un câble, Natie ?
_ Je voulais tellement qu'il ferme sa grande gueule ce salopard que je n'ai pas pu m'empêcher de lui faire une leçon d'étymologie sur la provocation... " répondit Natalie en haussant les épaules.

# Posté le jeudi 12 mars 2009 14:38

Modifié le vendredi 10 avril 2009 08:26

A History of Anarchy : Chapitre 1 partie 4

A History of Anarchy : Chapitre 1 partie 4

Natalie quitta le tribunal et se rendit dans le hall le plus rapidement possible pour rentrer chez elle et éviter tous les journalistes qui devaient l'attendre à la suite du petit incident de la jupe lors du procès de Maroni. Elle n'avait pas envie de leur parler, ni de les voir. Elle voulait retourner chez elle et voir les siens, sa famille qu'elle aimait tant. Elle ne se sentait en sécurité qu'avec eux. Ici, les couloirs grouillaient de gens corrompus et obsédés par l'argent et le pouvoir. Personne n'était honnête à Gotham. Hormis Rachel, Harvey, et le Batman. Natalie se sentait parfois seule dans ce monde noyé dans la corruption et soudain, comme par enchantement, elle revit dans sa tête le film de son agression à la National Gotham Bank de la veille. Elle revoyait les gens terrorisés assis par terre, elle entendait de nouveau les coups de feu qui sifflaient autour d'elle et surtout, elle revit avec effroi le visage mutilé et démoniaque du Joker. Le Joker... Une créature mi-homme, mi-démon qui prenait plaisir à tuer et à faire peur aux autres, une créature qui n'éprouvait aucun sentiment hormis la colère et la haine... Un monstre de foire. Elle sentait encore dans ses narines l'odeur de renfermé que dégageait la chemise du Joker mais aussi les nombreuses caresses qu'il lui avait faites dans ses cheveux ondulés. Elle en frissonna. Comment un homme tel que lui a t-il pu se comporter ainsi avec elle ? Il y avait d'autres femmes dans la banque qui étaient même encore plus ravissantes qu'elle, pourquoi l'avait-il choisie elle ? Une simple avocate tout juste sortie de l'école de droit, une jeune fille sans aucune expérience amoureuse particulière qui était obsédée par l'idée de purger Gotham de ses parasites tels que la pègre... Elle n'était rien. Et le Joker lui avait donné l'impression d'être quelqu'un. Pourquoi ? Elle l'ignorait. Il dégageait une sauvagerie animale, une virilité si brute qu'elle s'était sentie vulnérable, faible lorsqu'elle était avec lui. Sensation qu'elle n'avait jamais connue auparavant. Tout semblait changé désormais. Tout depuis sa rencontre avec le Joker avait pris d'autres couleurs, d'autres formes. Il l'avait boulversée. Et elle était à présent perdue dans un monde nouveau où sa famille et ses amis étaient ses seuls liens directs. Elle avait enfin plongée dans la jungle de Gotham City, au milieu du terrain de chasse du prédateur redoutable qu'était le Joker...

Quand elle arriva en face de l'entrée du tribunal, une horde de journalistes se jeta sur elle en hurlant son nom et des flashes se mirent à l'éblouir. Natalie sursauta et tenta de faire demi-tour mais les journalistes l'encerclaient déjà. Il était trop tard. Elle allait devoir jouer le jeu.
" Maître Gordon, que pensez-vous de la décision du tribunal vis-à-vis de Salvatore Maroni ? demanda une journaliste en jean troué et en débardeur moulant. Etes-vous satisfaite de cette décision ?
_ Eh bien, comme je défendais la partie civile, devinez ma réponse... : grogna Natalie en essayant de sortir.
_ Est-il vrai que vous aviez soulevé votre jupe par provocation ? hurla un journaliste devant tous ses collègues. Vous aviez bu avant de venir ?
_ Oui, j'ai bu un coca cola Light et j'ai même mangé un croissant si vous voulez savoir !!!! : dit Natalie excédée.
_ Pourquoi un tel geste dans une Cour de justice, maître ?
_ Oh, je ne sais pas, parce que je me faisais chier, peut-être... marmona t-elle. Ou alors parce que je voulais faire de la pub pour Etam Lingerie...
_ Avez-vous peur des représailles de la part de la pègre suite à votre geste ?
_ Des tentatives de viol, c'est fort probable... du reste, aucune importance. Maintenant laissez-moi passer, je suis pressée.
_ Bonjour maître, je suis Mike Engels du Gotham City Tonight, dit un homme d'une quarantaine d'année vêtu d'un costume crème avec un micro à la main. Je voudrais vous posez des questions sur...
_ Pour répondre à votre question, coupa Natalie énervée. Je sais que montrer sa lingerie dans une Cour n'est pas du meilleur effet mais sachez qu'il n'y a aucune loi dans le code civil qui ne l'interdit. Loin de moi l'idée d'encourager les autres à le faire, mais il faut pas faire de ce, disons débordement un fait-divers d'une faute gravissime !!! Des gens meurent dans nos rues et tout le monde se préoccupe de mon porte-jaretelle !!!!
_ Ce n'est pas ce que je voulais vous demander, maître, dit Mike, surpris de la réaction de la jeune femme. Je voulais vous poser des questions sur vos projets à la Wayne Entreprise qui ont lieu en ce moment.
_ Ah, ça, soupira Natalie qui avait retrouvé son calme. Soit, suivez-moi et venez dans mon bureau. Les autres... Allez vous faire voir !!!!! "
Les journalistes sursautèrent aux propos de la jeune avocate et la regardèrent s'éloigner avec Mike à son bureau, sans prononcer le moindre son. Natalie était une femme de caractère. Digne fille de son père. C'était là que se trouvait tout son charme. Elle n'avait pas sa langue dans sa poche. Et cette qualité-là était rare à Gotham.

Natalie invita Mike à s'asseoir sur une chaise en face de son bureau. Le présentateur lui adressa un sourire poli et la regarda s'asseoir avec grâce. Natalie était une femme d'une grande beauté, et il le savait bien. Il se sentit chanceux par rapport à ces autres congénères d'avoir eu la chance d'être invité dans le cabinet de la femme la plus séduisante et la plus ravissante de tout Gotham.
" Eh bien Mike, dit Natalie. J'attends votre question.
_ Oui oui, bafouilla Mike en sortant une feuille de sa poche sur laquelle était écrit dessus toutes les questions. Eh bien, pour commencer, est-il vrai que vous vous occupez d'un partenariat entre la Wayne Entreprise et la Lau Corporation de Hong Kong ?
_ C'est vrai, enfin, je ne fais que surveiller les comptes de Mr Lau et de Mr Wayne, pour le moment, rien de plus.
_ En quoi consitera ce partenariat ?
_ Disons que ce partenariat permettra à la Lau Corporation d'avoir un rayonnement international plus large et à la Wayne Entreprise d'avoir des postes plus nombreux en Chine, et plus particulièrement à Hong Kong. Des emplois seraient créés et le matériel disponible sur place est d'une qualité incomparable en matière d'informatique.
_ Etes-vous proche du grand milliardaire Bruce Wayne, maître ?
_ C'est un homme sympathique. Il est très aimable avec ses employés et j'avoue qu'il ne manque aucune occasion de m'approcher ou de boire quelque chose avec moi. Mais bon, si vous voulez vraiment savoir, je ne suis pas intéressée par les beaux, riches et puissants hommes d'affaires.
_ Que faut-il être alors pour plaire à vos yeux ?
_ Eh bien, je ne sais pas. Je n'ai pas de genre d'homme particulier et je... "
Soudain, l'image du Joker lui traversa l'esprit. Elle en fut surprise et tenta d'effacer cette image mais en vain, elle demeura présente. Elle revit le visage maquillé, les cheveux et les dents sales, les vieux vêtements, la voix brutale et virile mais aussi les yeux de bête quand il la fixait. Elle était perturbée. Jamais un homme ne s'était autant emparé de sa conscience, de son esprit. Et elle en fut gênée. Mike remarqua le soudain silence de la jeune femme et lui demanda :
" Vous allez bien, maître ?
_ Oui oui, ne vous inquiétez pas, reprit Natalie qui venait de retrouver ses esprits. Excusez mon petit instant d'inattention, vous pouvez reprendre vos questions.
_ Oh, mais je ne veux pas vous importuner plus longtemps maître, ria Mike. Je dois faire l'interview de Monsieur le Procureur à présent. J'espère qu'il sera aimable comme vous l'êtes, maître.
_ Harvey Dent est un homme charmant, il ne vous mordra pas, monsieur Engels. : sourit Natalie.
_ Heureusement pour moi, ria Mike en se levant de sa chaise. Je ne tiens pas à finir au repas d'un procureur quelques heures avant mon émission !!!! Au revoir maître Gordon. Et merci pour cet entretien, vous êtes une femme merveilleuse.
_ Mais de rien, monsieur Engels, répondit Natalie en lui serrant la main. Tout le plaisir est pour moi.
_ Bon, eh bien à plus tard alors !!! J'espère que la prochaine fois vous me ferez un portrait robot de votre homme idéal pour que je puisse faire une annonce dans Gotham pour que vous puissiez le trouver !!!
_ C'est très aimable à vous, monsieur Engels... Au revoir ! "

Natalie regarda Mike partir depuis sa fenêtre. Son homme idéal... Jamais elle n'y avait réellement pensé. Longtemps son père Jim avait été son modèle absolu, son idéal masculin. Mais depuis quelques temps, tout avait changé, tout avait un nouveau visage. Et quand elle songea à Jim en pensant à son idéal masculin, elle vit soudain la tête du Joker remplacer celle de son père et lui sourire de ses cicatrices béantes. Elle en frissonna. Il était vraiment en train de s'emparer d'elle. Mais était-ce raisonnable ?

# Posté le dimanche 15 mars 2009 05:59

Modifié le lundi 13 avril 2009 09:16